Nous savons évidement ce qu’est avoir « faim », cette sensation qui nous pousse à passer à table ou à manger l’un ou l’autre aliment, avec ou sans plaisir, avec ou sans appétit.
Mais saviez-vous qu’il existe 3 types de faim ? Il y a la faim physiologique, la faim sensorielle et la faim affective.
Les connaître et les reconnaître vous aide à les réguler, à les respecter. Vous faites alors la différence entre un besoin physique de manger et une envie d’un aliment spécifique, voire une « pulsion alimentaire » liée à une émotion, un état.
Découvrir et identifier sa vraie sensation de faim vous offre l’occasion d’y réagir plus justement, en adéquation avec celle-ci.
En effet, répondre à une faim physique par l’apport de nourriture est évident. Mais cette nourriture est-elle vraiment la meilleure réponse à une émotion de tristesse, à un état d’ennui ? Pas si sûr… Et pourtant, c’est bien plus simple d’ouvrir le frigo que d’ouvrir son esprit sur ce qui provoque ces émotions ou ces états et comment y remédier durablement.
La sensation de satiété
Mais revenons à notre sensation de faim, celle qui fait gargouiller notre estomac… Lorsqu’on a répondu « correctement » à cette faim, que l’on a mangé en pleine conscience, arrive alors la sensation de satiété. Sensation de rassasiement parfois difficile à ressentir, à respecter, et qui a pourtant un rôle essentiel dans une gestion du poids sereine et raisonnable, en A-CORPS avec SOI. Important à savoir : on ne peut ressentir la satiété que si on a commencé à manger en ayant vraiment faim… En mangeant sans faim, il y a de grands risques de manger sans fin !
Manger sans faim
Enfin, il arrive également que l’on ne ressente pas du tout la sensation de faim, mais que l’on mange tout de même.
Pourquoi ? Par habitude, par crainte de manquer, parce que c’est l’heure, parce qu’il faut, parce qu’on y pense et qu’on se crée une envie, parce que, tout compte fait, ça a l’air appétissant… Parfois, on mange même « par avance », anticipant notre future et éventuelle fringale. On capitalise alors de la nourriture dans son estomac, parfois jusqu’à l’écœurement.
Toutes ces calories mangées sans FAIM et sans FIN sont des calories vides, inutiles, et pourtant bien réelles dans le corps !
Les aliments-doudous
Mais que l’on soit bien d’accord, s’offrir un morceau de chocolat ou toute autre friandise n’est pas un crime… Pris modérément, en accord avec soi et ses objectifs, ces aliments-doudous apaisent et réconfortent, même si ce n’est pas la solution idéale à nos émotions. Dès-lors, il est intéressant de se poser les bonnes questions : pour me rassurer, calmer une émotion, tranquilliser un état, soulager une sensation, que puis-je m’offrir d’autre que la nourriture ?
LES 3 FAIMS
- La faim biologique : le besoin physique de manger
- La faim sensorielle : Le désir de manger
- La faim affective : La pulsion de manger
La faim biologique : ce BESOIN se manifeste par des sensations corporelles, physiologiques : fébrilité, irritabilité, borborygmes, froid, petites douleurs au ventre, crampes, nausées, vertiges…
Il est alors temps d’apporter l’énergie, les calories et les nutriments nécessaires au bon fonctionnement du corps et de l’esprit.
C’est évidement cette faim qu’il faut prendre en compte et soulager, sous peine de perte d’énergie conséquente. Respecter sa « vraie » sensation de faim, c’est se respecter dans son intégralité !
La faim sensorielle : Ce DÉSIR est en rapport avec l’appétit, l’excitation et le plaisir des sens, les émotions qui sont liées à un bon repas ou à un aliment spécifique. Nos SENS, dont la vue et l’odorat, excitent le plus l’appétit et nous poussent à manger alors que la vraie faim ne se fait pas ressentir. Le plaisir des papilles, le goût en particulier, nous pousse à manger plus que de nécessaire, juste pour le plaisir que nous en retirons. Même l’ouïe y participe, quand on entend « tu veux un dessert ? » Rien que l’évocation du mot déclenche en nous un désir d'y goûter…
A toute sensation gustative est associée, de façon absolument automatique, une émotion, une réaction affective de plaisir ou de déplaisir qui lui confère une coloration particulière.
Ainsi, juste par la pensée, pouvons-nous provoquer une envie de manger.
La faim affective : Cette PULSION de manger est celle du cœur, des émotions, des sensations, agréables ou désagréables. La réponse à ces émotions est alors bien souvent la nourriture...
C’est également le cas lorsque nous mangeons pour tromper un « état » : l’ennui, la fatigue, pallier à la solitude, faire taire notre anxiété, répondre à un stress, étouffer une colère, etc.
Se « remplir » est alors un moyen de court-circuiter une pensée désagréable, de surmonter une crise d’angoisse, de diminuer une souffrance, évacuer une lassitude.
Le vrai défi est d’identifier ses pulsions, les comprendre, pour pouvoir agir différemment et y répondre en « pleine conscience », accordant plaisir, mental et objectif.
C’est cela aussi, manger en respectant sa faim : décider de manger quand c’est nécessaire mais s’offrir de nouvelles alternatives, non-alimentaires, face à des émotions, des sensations qui ne se guérissent pas avec de la nourriture !
